Paysage | Landscape

Un lever, un coucher de soleil, un ciel vermeil.
Un ciel bleu ou nuageux.
Le regard s’étend sur le vert de la calme forêt, le temps d’un arrêt.
Les yeux vagabondent sur le gris de la ville grouillante, qui reste toujours vibrante.
Peu importe le paysage, il faut prendre le temps de s’arrêter, regarder et respirer.
Savourer la vie qui nous entoure, là et ici.

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A sunrise, a sunset, a ruby sky. A blue or cloudy sky.For a moment, the gaze lays upon the green of the quiet woodland.The eyes wander on the gray of the bustling city, which is always vibrant.Regardless of the landscape, we must take the time to stop, look and breathe.Enjoy the surrounding life, here and there.

 

Au Théâtre | At The Theatre

Au théâtre comme dans la vie, le masque est parfois de mise. L’acteur doit jouer son rôle et chacun peut s’y reconnaître ou s’y perdre. Au théâtre comme dans la vie, la comédie ne peut vivre sans le drame… Mais le drame peut virer à la satire, tout comme l’absurde peut parfois sembler très réel. Au théâtre comme dans la vie, tous les pions ont leur raison d’être. Au théâtre, comme dans la vie, il faut savoir rire et pleurer. Au théâtre comme dans la vie, le spectacle doit continuer!

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At the theatre as in life, a mask is sometimes necessary. The actor must play his role, and everyone can relate or lose themselves. At the theatre as in life, the comedy cannot live without the drama… But the drama may turn to satire, as the absurd can sometimes appear very real. At the theatre as in life, all the pieces have their reason to be. At the theatre as in life, you have to be able to laugh and cry. At the theatre as in life, the show must go on! 

Vintage | Vintage

Il laissa tomber son mégot sur la chaussée et l’écrasa du talon tout en se jurant pour la 96e fois que ce serait la dernière… Il était appuyé contre le capot de sa Chrysler 300 de 1961, contemplant la route qui s’étirait à l’infini devant lui. Il était seul sur la Route 66, aucune voiture en vue à des miles à la ronde, et il se dit « Pourquoi Diable me suis-je embarqué dans ce stupide voyage!? ». Pourtant, il savait exactement pourquoi. Il avait besoin d’inspiration pour écrire. Mais depuis qu’il était parti, quatre jours plus tôt, il n’avait pas réussi à écrire, pas un seul mot. Il se sentait seul et vide. Le soleil commençant à bruler son torse nu, il remonta en voiture et démarra le moteur. Alors qu’il reprenait la route, le moteur ronronnant et les roues adhérant au bitume chaud, il jeta un œil dans le rétroviseur et aperçut sa vieille machine à écrire. Il l’avait trouvée dans un marché aux puces, toujours en parfait état. Une véritable aubaine obtenue il y avait déjà près de quinze ans, auprès d’un vieil homme qui n’avait aucune idée de la valeur d’un tel trésor, et elle l’avait bien servi durant toutes ces années. Son agacement disparu soudainement lorsqu’il se remémora la sensation des touches sous ses doigts, le bruissement du papier sous les barres de lettres et le craquement produit par le levier du charriot quand il le poussait pour passer à une autre ligne. Il sourit, se sentant plus calme tandis que la voiture flottait sur la route déserte, le vent lui fouettant le visage par la vitre baissée. Il n’était pas si seul finalement… Ses mots retrouveraient leur chemin jusqu’à ses doigts et sa loyale machine à écrire serait là pour capturer le récit de son imagination.

Photo de la machine à écire prise à la boutique | Picture of typewriter taken at the shop:
Kitsch’n Swell in Montreal, Quebec, Canada.

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He dropped the butt of his cigarette, that he swore, for the 96th time, would be his last, on the paved road and crushed the dying cherry under the heel of his foot. He was leaning against the hood of his 1961 Chrysler 300, gazing at the road stretching out in front of him. He was alone on Route 66, no cars to be seen for miles and miles, and he thought to himself “Why the Hell did I decide to go on this stupid road trip?!” He knew exactly why though. He needed the inspiration to write. But since he’d started his trip, four days before, he hadn’t been able to write a single word. He felt alone and empty. The sun was starting to cook his bare torso so he jumped back in his car and started the engine. As he rolled the car back on the road, motor purring and wheels sticking to the hot bitumen, he looked in his rear-view mirror and caught a glimpse of his old typewriter. He’d found it in a flea market, in mint condition – a real bargain from an old man who had no clue of the value of such a treasure – almost fifteen years ago, and it has served him well throughout those years. His annoyance suddenly faded as he reminded himself of the feel of the keys under his fingers, the sound of the paper crisping under the type bars and of the crunch sounds the carriage return lever made when he pushed it to switch to another line. He smiled, feeling more relaxed while the car flew down the empty route, the wind from the rolled down window beating his face. He wasn’t so alone in the end… His words would find their way back to his fingertips and his loyal typewriter would be right there to take on the story of his imagination.