Mystère | Mystery

Comme l’homme au poncho descend le chemin de terre, un sentiment déchirant lui poignarde les tripes lui laissant un goût amer dans la bouche; il est complètement seul et il ne trouvera jamais quelqu’un d’autre. Jamais.

Le sentiment est pire lorsqu’il atteint l’orée du bois et découvre une clairière où trois camions rongés par la rouille reposent dans l’herbe sans cesse croissante, les pneus à plat. Il y a aussi ce gros autobus scolaire. Pas de pneus, penché sur un côté, rouillé et délavé, sur lequel toutes les fenêtres ont été barricadées par des planches brulées à du charbon. Pas joli à voir. Il s’arrête sec sur ses pas, juste en face de la porte entrouverte du bus. Il frissonne et des sueurs froides lui glissent sur l’échine. Il pense à y entrer, trouver là un refuge pour la nuit qui approche à grand pas, mais se ravise devant l’obscurité et l’incertitude qui semble peupler les entrailles abandonnées de l’autobus scolaire.

Avec un soupir il baisse la tête, se gratte la nuque et frissonne. Quand il relève la tête, le ciel est déjà sombre et il peut déjà percevoir l’ombre familière de la lune qui glisse sur la fin du jour Incertain du terrain vague devant lui et ne voulant pas l’explorer avec comme seul guide le clair de lune, il revient sur ses pas vers la lisière de la forêt et se met à la recherche d’un arbre solide auquel il peut grimper. Quand il en trouve finalement un, il s’y hisse dans trop de difficulté et s’installe à califourchon sur une branche assez grosse pour supporter son poids. De ses yeux mi-clos, il observe les environs à la recherche de mouvement suspects ou menaçant, mais tout est parfaitement calme. Après un petit moment, il s’installe plus confortablement sur la branche et de sous son poncho, il sort une vieille corde qu’il attache d’abord autour de sa taille, puis à la branche sur laquelle il est assis. En s’assurant qu’il est en sécurité, il s’adosse au tronc de l’arbre et enroule son poncho étroitement autour de son torse.

Le temps se rafraîchit et il se demande combien de nuits encore il pourra passer dans les bois, seul, sans chaleur. Il contemple la lune pleine au travers des branches maintenant nues des arbres. Finalement, l’homme au poncho tombe dans un sommeil léger rempli de terreur et d’angoisses.

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As the man in the poncho walks down the dirt road, a gut wrenching feeling stabs at the pit of his stomach, leaving a sour taste on his tongue; he is completely alone and he will never find anybody else. Ever.

The feeling gets worst when he clears the curb from the clearing in the woods, and comes across an open land where at least three trucks lay in the ever growing grass, tires flat and body rusted through the bus. A shiver of cold sweats runs down his spine. He thinks about getting in the bus, find shelter there for the night, as it is fast approaching, but changes his mind in front of the darkness and uncertainty which seems to fill the forsaken insides of the school bus.

With a sigh, he bows his head, scratches the nape of his neck and shudders. When he looks up again, the sky has darkened dramatically and he can already distinguish the familiar shadow of the moon creeping over the end of the day. Unsure of the open land before him and not wanting to explore it with only the moonlight to guide him, he goes back on his steps to the edge of the woods, looking for a good solid tree to climb. When he finally finds one, he climbs it without too much difficulty and settles down astride a big enough branch to support his weight. With slithering eyes, he surveys his surroundings for suspicious movements or threat but all is quiet. After a little while, he settles more comfortably on the branch, and from beneath his poncho, produces an old rope which he ties around his waist and then around the branch he is sitting on. Making sure he is secure, he leans back against the trunk of the tree and wraps his poncho tightly around his upper body.

and through. Also, there is that big orange school bus. No tires, crooked on one side, rusted and faded, on which all the windows are boarded up with planks that have been burnt to charcoal. Not a pretty sight. He stops in his tracks, in front of the ajar front door of

The air is getting colder and he wonders how many more nights he will be able to spend in the woods, alone, with no heat. He observes the full moon through the branches of the trees now empty of leaves. Finally, the man in the poncho falls into a light sleep filled with terrors and anguish.

Bijoux | Jewels

Plumes et perles aux couleurs vives, à l’éclat chatoyant.
Le rose, l’orange, le vert et les reflets argentés,
Breloque colorées,
Jolies merveilles,
Ravissantes parures dont elles s’émerveillent…

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Feathers and beads in bright colours, with the shimmering brilliance.
Pink, orange, green and silvery glare,
Colourful charms,
Pretty wonders,
Entrancing adornments which fill them with wonder…